Princeps, que vous êtes jolie !
L'édition originale d'Urticantes de Jean-Claude Touzeil, est accompagnée d'une gravure sur cuivre.
Ce tirage de tête est limité à 20 exemplaires.
On voit ci-dessus les mains de l'éditeur-imprimeur pincer délicatement une épreuve de la gravure après le pressage.
Chaque gravure est ensuite rehaussée d'aquarelle (ci-contre, l'artiste, pinceau à la main).
Les visiteurs et visiteuses fidèles ont pu voir ici la première ébauche de ce personnage sur sa chaise à dos scié.
Ce tirage de tête – recueil et gravure – est présenté en coffret, avec un froissé de Vincent Rougier* (60 euros).
* Exemple de froissé, sur le site de l'atelier.
Se sucrer avec l'impôt
Jusqu'à ce que je rencontre le quatrain suivant de Jehan Rictus*, j'ignorais tout de Maurice Rouvier, homme politique (1842-1911), considéré comme ayant été un des républicains les plus
corrompus**. Ça n'empêche pas qu'une rue de Paris et deux écoles (maternelle et primaire) portent son nom.
Rouvier – Trouvaille
Le sucre est dégrevé, c'est beau !
Mais mon budget m'en semble étique.
Je vais mettre un nouvel impôt
Sur les Français diabétiques !
* Jehan Rictus, Poésies complètes, La Part commune, 2012.
** Wikipédia.
Dans le sens du van
à Léonie Laroue, ne me demandez pas pourquoi.
Il m'est arrivé de rechercher ma voiture pendant des heures pour ne pas m'être rappelé dans quelle rue je l'avais laissée.
– Ah ! Si tu avais pris une photo de la plaque de rue !
– Pas c...* ce que tu dis !
J'ai donc pris une photo du véhicule auprès duquel j'avais réussi à me garer.
– Comment peux-tu être sûr de le retrouver à ton retour ?
– Facile ! Ce bon AP.PETIT** fabrique des véhicules pour le transport de chevaux !
* Con.
** L'entreprise semble parfaitement sérieuse. Pas ma vanne.
Communiqué d'Over-blog : les administrations et les commentaires seront fermés ce jeudi 7 mars de 10 h à 11 h pour maintenance. Merci pour votre compréhension.
On va pas perdu...
Ils-elles se rendent pas compte !
Dimanche soir. France 3 – c'est la télé ! 19-20 – c'est le journal. Un Français peut-il devenir pape ? – c'est le sujet.
La journaliste tend son micro à un paroissien : « Est-ce que vous pensez qu'on a des chances ? »
Question subsidiaire. Si André Vingt-Trois gagnait la course*, garderait-il son dossard ?
* allusion à la Passion considérée comme course de côte, d'Alfred Jarry.
Photo : ingénieux système de mise à disposition de récipients pour porter l'eau aux fleurs des tombes (cimetière de Mareil-en-Champagne)
Brouillon
Ouvrage brouillon. Manquez-vous à ce point de papier ? 8/20.
Du lundi 18 au samedi 23 mars, au centre du Courmesnil, à Loué (72), modeste exposition "du poème à son illustration". Comment j'ai illustré deux recueils récents : Corbeaux d'autoroutes et de garenne, de Jean Foucault (Donner à Voir) et Urticantes de Jean-Claude Touzeil (Rougier V. éditeur).
Aux mêmes dates, à la médiathèque de la Suze-sur-Sarthe, une exposition des Carrés de l'hypothalamus (Donner à Voir), ou comment, à l'inverse, le poète Alain Boudet a écrit sur les images.
Carambar en sucette
Désormais, Carambar c'est du sérieux (Le Monde).
Aussi, sauvons une dernière blague !
C'est Toto. Il est à l'école. Le maître, il lui demande :
– Alors, Toto, si je coupe une pomme en six, qu'est-ce que j'obtiens ?
Alors, Toto répond...
Ah, ben zut, j'ai oublié la fin de l'histoire.
Fond de l'air
Un poète est mort.
Je dois à Fred des moments d'enchantement et un peu d'une manière de dessiner les arbres.
Le fond de l'air n'est plus aussi frais.
Vignette extraite de l'album Le Petit Cirque (Dargaud, 1973)
Vacherie
Normandes en bordure du Chemin des poètes à Durcet (61) – avril 2011
Ce village en poésie, au vert dans son bocage normand, avait déjà connu la célébrité, grâce à une variété de bovidés, obtenue par croisements entre individus des races normande, schwitz et durham*. On nommait alors durcet ou race de Durcet, cette variété due aux efforts de M. de Torcy.
Notons toutefois que le monde agricole freina des quatre fers à reconnaître les mérites du marquis.
« Il y a tout lieu de croire qu'il s'agissait seulement, dans la pensée du châtelain de Durcet, de se créer une race à lui. C'était l'époque où chacun voulait avoir la sienne. [...]
Ces métis devinrent dès lors des Durham-Schwitz-Normands. Plusieurs furent assez remarquables, en tant qu'individus, pour valoir nombre de fois à M. de Torcy la coupe d'honneur au concours de
Poissy. [...] Et voilà ce que des écrivains ayant des prétentions à la science zootechnique n'ont pas craint d'appeler la race de
Durcet.
Que le créateur de cette famille, dont les descendants n'ont encore jamais laissé leur pays natal que pour aller au sacrifice, ait eu l'innocente prétention d'avoir doté la France
d'une race nouvelle, c'est là une chose que l'on doit tenir pour respectable. Les travaux persévérants et bien intentionnés ont droit à la sympathie, encore bien qu'ils s'égarent, et nous ne
marchandons point la nôtre à la mémoire de M. de Torcy. Mais notre bon vouloir ne saurait aller jusqu'à considérer le résultat de ces travaux comme la création d'une race, et à concéder que cette
création ait pu avoir la moindre utilité pour le progrès.»**
En attendant, y a pas que les vaches dans la vie, y a aussi la poésie - zi et c'est à Durcet - cé, samedi 13 (à 15 h, devant la mairie, départ de la marche à allure poétique) et dimanche 14 avril (de 10 h à 18 h, petit salon en la salle polyvalente).
* Larousse universel, 1922, article durcet.
** Le Livre de la ferme et des maisons de campagne, sous la direction de M. P. Joigneaux, tome premier, Paris, 1863
Dans les plumes
Rémy Cogghe, Combat de coqs en Flandre (détail) – photo Maïette
La Piscine* à Roubaix expose plusieurs toiles de Rémy Cogghe. Né en Belgique en 1854, Rémy Cogghe est devenu le peintre attitré de la bourgeoisie industrielle roubaisienne.
Pour son seul Combat de coqs en Flandre**, je me ferais gardien de musée ou voleur de poules. Je n'ai pourtant pas goût particulier pour la corrida, la course d'ânes ou le combat de coqs, mais allez expliquer un coup de cœur. Pour la peinture... car au moins, avec la peinture de la fin du XIXe siècle, il y a, sans vilain jeu de mots, à croûter, comme dit Jean-Bernard Pouy*** qui n'y va pas avec le dos du couteau.
* Musée d'art et d'industrie André Diligent.
** Une reproduction du tableau.
*** Aux éditions invenit : J.-B. Pouy, Combat de coqs en Flandre (collection Ekphrasis) ;
Les Rémy Cogghe de la Piscine, catalogue.
Alors ? C'est voté
à Laure-Élie*
Sous-main
L'échelle orthographique Dubois Buyse classe les mots de la langue française selon l'âge auquel ils sont acquis par les enfants.
Ainsi, maison et papa sont à l'échelon 1 ; maman et pipe à l'échelon 3 ;
enfant à l'échelon 8 ; mariage à l'échelon 10.
– Tiens ! L'enfant avant le mariage...
– Et alors ?
– Alors à l'échelon 20, avant après – échelon 17 – que notre gribouilleur a peiné à écrire.
* Laure-Élie Chénier-Moreau a le beau projet d'un court métrage dont on trouve le détail – et qu'on peut soutenir – sur le site de KissKissBankBank.