Arrêter son char
J'ai nettoyé ma voiture. Et alors, qu'est-ce qu'on en a à cirer ? allez-vous dire.
– Et alors, qu'est-ce qu'on en a à cirer ? disons-nous*.
– Pas même intéressés par ce que j'y ai retrouvé, hormis piécettes dont certaines n'ont plus cours...
– Des sesterces ?
– Certes, ma voiture n'a plus la cote, mais à vous entendre pouffer, je sens que mon histoire ne l'a pas davantage, la cote ; aussi vais-je clore céans ce billet. N'en parlons plus.
* Chœur des lectrices et lecteurs.
Cadeaux pas bonux
Vous n'avez pas insisté pour connaître ce que le nettoyage de ma voiture avait fait réapparaître. Vous allez vous priver du baiser du boulanger, d'un sondage sur les sexagénaires ou encore de ce qu'elle avait dans sa boîte de solutricine. Tant pis.
Enfants, lors d'un prochain voiturage, ne manquez pas de me débarrasser de ces laideurs.
Fête des travailleurs
à toutes les ouvrières privées d'air par le profit,
hier à Roubaix, aujourd'hui dans la banlieue de Dacca
Théodore Gueldry, Scène de triage de la laine (vers 1910) – Musée d'art et d'industrie de Roubaix
Signature
Ruillé-en-Champagne.
Petit commerce et culture : en marge du vide-greniers, exposition des travaux des élèves de l'atelier Bern'art*.
Vais voir. Mes initiales en bas à droite d'un tableau ! Une œuvre de jeunesse oubliée !
Œuvre de jeunesse certes, mais de la jeunesse de Yaël, avec qui je partage les initiales !
Quel talent déjà !
Voyez comme ce crocodile occupe parfaitement l'espace qui lui est attribué. Et cette subtile reprise du motif des dents pour représenter les écailles dorsales.
Des autres dessins d'animaux exposés, si j'avais su écrire le mot, je vous aurais parlé de l'ornithorynque... .*
* Sur le site de l'atelier Bern'art : les dessins des jeunes et un joli pastel récent de Myriam.
Le tireur de salon
Ouest-France (17.05.13)
La même illustration qu'hier : on sent de l'agacement !
Pour l'anniversaire de la petite, ce couple a réuni la famille proche et quelques amis.
On reconnaît le maître de maison à ses pantoufles. Tous les invités sont en chaussures de ville. Sauf un. Le tireur assis. Rangers et tenue de camouflage.
Ce soir-là
« Papa m'a expliqué qu'une table ronde était une espèce de locoque, comme là où il était allé le soir du parapluie.»*
« Je ne suis pas ennemi du colloque. Mais, me direz-vous, si on en parle pour ne rien dire, de quoi allons-nous parler ?»**
Et puis... Pleuvait-il le soir du parapluie ?
* Hélène Ray, Juliette a-t-elle un grand Cui ?, Seuil Virgule, 1982
** Raymond Devos
Smart
Aujourd'hui, le vieux Smart est mort,
et le jeune Smart est devenu le vieux Smart.
Frédérick Gerstäcker
Fontenay-le-Comte – mai 2013
Le critique littéraire du Courrier Sanctimontronais* :
– Votre lectorat fidèle n'a pas manqué de relever votre absence sur la blogosphère...
– Et des billets un peu courts !
– Je n'osais pas le dire. Que se passe-t-il donc ?
– Sachez que j'en suis marri. Mais je séjourne dans un pays épargné par l'internet. J'ai bien un élégant téléphone avec lequel il serait possible de poser un commentaire ou écrire un billet. Mais j'ai aussi de gros doigts !
* Raymond Q., directeur de publication.
Ça ? Marche ?
L'escalier commence toujours par une marche.
Le Mans, chantier du tramway – mai 2013
Dans le poème approximatif du dimanche 26 mai, j'écrivais, ne doutant de rien, que ledit poème aurait plu à Jean. Plusieurs lecteurs ont reconnu avec à-propos et dans ce Jean, l'ami l'Anselme. Claude demandait – là encore avec à-propos – si tous comprenaient l'allusion. Ce serait extraordinaire*. Qu'on n'y voit pas là manières ou grands airs, mais clin-d'œil au lecteur. Un jour, le poète est visé, un autre jour le conteur, le peintre, le cuisinier, le jardinier, l'évêque**, la photographe, l'amateur de libellules, chauves-souris, crapauds ou étourneaux...
Ce billet n'échappe pas à la règle. Rendez-vous dans les commentaires.
* et pour tout dire inespéré.
** J'admets que c'est peu fréquent.
Un billet qui pédale
– C'est le 1er juillet.
– Oui, et alors ?
– Et alors ! Rien.
Ça marche !
Je ne me répands pas sur ce blog. Je ne m'y repens – si peu pécheur ! – ni ne m'y repends – il faudrait réaccorder.
Aussi n'avais-je pas exposé le motif de ce mois de vacance.
Quelques ami-e-s ont laissé déborder leur cœur dans les commentaires... Ils, elles en connaissaient le motif : j'ai guéri mes affaires de cœur. Aujourd'hui, soyons rassurés, ce palier est franchi. Avec les encouragements de la Fondation suisse de cardiologie : « Si vous pouvez gravir une rampe d'escalier, vous pouvez entretenir des rapports sexuels sans souci.»
– Et à grande échelle ?
– Aussi !