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Lille – novembre 2010
Ni Tarzan ni le Journal de Nano et Nanette ne sont des revues X.
Désolé pour ceux qu'un moteur de recherche a égaré sur cette page.
Rayon vert pour un effet bœuf
à Cristophe qui n'a pas oublié Paul Chenavard
à Télos pour les paysages partagés
Bien qu'il en ait inventé les bulles, il ne buvait pas que de la limonade. On a oublié Jules Béclard.
Voici ce qu'il communiquait à l'Académie des sciences, en 1858 :
« Placez sous une cloche verte un certain nombre de grenouilles. Placez en même temps sous une cloche rouge un certain nombre de grenouilles pesant le même poids que les précédentes. Dosez au bout de vingt-quatre ou quarante-huit heures la quantité d'acide carbonique produite. L'excès sera en faveur des grenouilles placées sous le rayon vert. Ensuite, enlevez aux grenouilles leur peau et replacez-les dans les mêmes conditions. Le résultat changera : la quantité d'acide carbonique produite par les grenouilles dépouillées sera plus considérable dans le rayon rouge que dans le rayon vert.»
– La lumière lui a fait de l'effet au Jules, on ne lui dit pas merci !
(les grenouilles)
Chêne au bord de l'Étang neuf à Sillé-le-Guillaume, 20.11.2011
Grain de sel
Le roi avait trouvé moyen de se faire du blé en vendant à son peuple le sel qu'il entreposait dans le grenier à sel.
La délinquance fiscale n'avait pas encore cours, mais on savait se prémunir : l'article 2 de l'ordonnance de 1680 – des gabelles – porte que les greniers à sel fermeront à trois clefs différentes ; l'une pour le Grenetier, l'autre pour le Controlleur & la troisième pour le Commis, qui demeureront responsables solidairement & par corps de tout le sel qui y sera renfermé ; & lesdites clefs doivent être remises au Greffe à la fin de chaque année par le Grenetier & le Controlleur sortans d'exercice, pour être délivrés à ceux qui y entreront.
Aux trois serrures de la porte du grenier à sel de Ste-Suzanne, on a ajouté une chaîne serrée par deux cadenas – des Dofin SP40. Si vous ne trouvez pas les deux porte-clés, internet vous fournira un mode d'emploi de crochetage. Je ne vous cache pas que sans l'autorisation du propriétaire, le procédé est malhonnête.
Porte de l'ancien grenier à sel de Ste-Suzanne.
Elle n'assure plus
Château-Gontier 2011
Tout fout le camp.
Après le café tabac, l'agence d'assurances. L'endroit va devenir sinistre
Image cochonne
Le premier avril 2003, le charcutier du Luart proposait son boudin noir. Chaud.
On l'avait oublié.
Cela fait aujourd'hui, exactement 8 ans, 8 mois et 8 jours.
Dans l'incendie tout a brûlé
Épineu-le-Chevreuil – juin 2011
Le feu a détruit la maison.
Au delà de la catastrophe, ce qu'en disent les parents me touche :
« Le toit est tombé sur les chambres des enfants. Notre fille de 12 ans écrivait un roman, il n'en reste rien. On a tout perdu !»
Dans l'incendie tout a brûlé est un recueil de poèmes de Claude Vaillant. Rougerie a réédité récemment son Oratorio pour un piano bastringue.
Petite bête
Forêt de Sillé-le -Guillaume – décembre 2011
Souris ou mulot ?
J'interroge à ce sujet le muséum de zoologie de l'université de Michigan.
C'est très simple.
À gauche : mus musculus ; à droite : apodemus agrarius. On ne peut pas se tromper.
Solstice enfin
Machine à passer le temps – Détail du mécanisme.
C'est l'hiver et tant mieux. Sauf pour les cailles sujettes à convulsions. On les soigne en les trempant dans l'eau froide. Elles attrapent alors un mal de narines dont elles finissent par mourir tant se moucher les affaiblit. Buffon, le grand naturaliste, n'en pipe mot. Il rapporte à l'inverse que la chaleur de l'oiseau est telle qu'on en a tiré le proverbe chaud comme une caille.*
* Œuvres complètes, tome septième, page 261
Déjà vu ?
St-Symphorien – 16 janvier 2011, 9 h 11
Impression de déjà vu ?
Impression fausse.
Dame souris trotte. Et le chat qui garde le foyer est encore gris de sa nuit.*
Autre paysage matinal, celui de Claude Burneau qui ouvre blog et fenêtre avec l'an neuf. Tant va le temps.
Photo Claude Burneau
* Les passages en italique doivent un peu à Paul Verlaine et Vénus Khoury-Ghata.
Enfants de Blaise Pascal
Brugge – août 2011
En Wallonie, faire brouette, c'est faire chou blanc.
– Mais ici, on est en Flandre...
– On n'a rien raté donc.