Occupantes sans titre
Intérieur du nichoir à mésanges bleues – mars 2012
Sur les conseils de l'experte Hulotte j'avais construit un nichoir à balcon à l'épreuve des prédateurs.
Voilà qu'une tribu de souris – domestiques... mon œil ! – le squatte.
Avant de convoquer les chattes*, je lui donne trois jours pour vider les lieux.
* Et en sus, je ferai l'économie d'une ration de croquettes !
Bassin d'eau douce
Pluie du matin n'arrête pas le carassin.
Labour
Après la culture, l'agriculture*. On prépare ici le champ de pommes de terre. Un tubercule dont on soupçonne à peine tous les effets bénéfiques sur la santé en plus d'engraisser le cochon.**
« M. le Baron de S. Hilaire, l'Auteur d'une culture de Pommes de terre, [...] avoit un domestique qui, après une fièvre maligne, avoit perdu le sommeil sans pouvoir le recouvrer : il lui fit manger des Pommes de terre à souper ; dès la même nuit il dormit six heures de suite, & l'usage soutenu de cette nourriture lui procura constamment le même effet, sans changer absolument rien à son existence.»***
* Humour facile ! Facile est le thème du réel à prise rapide du jour.
** Comme le tracteur qui trace son sillon, la phrase penche du côté de sa chute. Et il me plaît qu'elle soit bancale.
*** Examen chymique des pommes de terre, par M. Parmentier, apothicaire-major, de l'Hôtel royal des Invalides, Paris, 1773.
Poule au nid
LX – c'est son nom – a creusé un nid dans la planche de petits pois.
– Que le jardinier prenne sa boisson anisée en toute sérénité : les féculents me donnent des flatulences ; j'évite d'en consommer.
Pas un corbeau
Contrejour sur le seuil de la maison – 14.03.2012, 18 h 10
Pas un seul corbeau. Sauf dans une note de lecture à propos des Corbeaux d'autoroutes et de garennes de Jean Foucault aux éditions Donner à voir. Patrick Joquel écrit : « Quant aux corbeaux d’Yves Barré, leurs dégaines entre humour et sérieux remet toutes les pendules à l’heure : vivre est aussi une farce qui parfois finit sur le goudron, et que le corbeau vient nettoyer.» Comme cela est juste ;-)
On lira aussi avec intérêt, l'approche pertinente et personnelle que Patrick Joquel fait de Réflexion(s) de Philippe Dessauw.
Qu'est-ce que tu vois là ?
Exposition de poupées anciennes. Cabourg – mai 2011
D'un temps où les enfants jouaient à la poupée sans vergogne. Ce qu'on croit voir sous le tulle est ce qu'on voit. Savoir, une paire de balloches* garnie surmontée d'un coquin berlingot*.
* Attestés respectivement en 1836 et 1662. Source : les Mots de la chose, Henri Van Hoof, Pauvert, 2003.
Buster Keaton : le retour
Quand j'ai montré à Buster Keaton, cette photo que j'avais de lui, il s'est esclaffé – enfin, façon de parler – :
– Without laughing... You know what ? H'is a stand-in !
(Sans rire... Vous savez quoi ? C'est une doublure !)
Autre photo de Buster Keaton, avec trucage : son béret tient grâce à l'élastique qui lui passe sous le menton !
Panne d'inspiration
Camion abandonné sur le Chemin des poètes à Durcet – 24.03.2012
Un document complet sur l'édition 2012, sur le biloba.
Les mariés de l'an 12
Sur le tournage d'un épisode de la série Nicolas le Floch – Le Mans – 3 avril 2012
Si beau, si jeune au milieu de gens du peuple qu'habilleuse et maquilleuse se sont appliquées à froisser, déchirer, noircir.
Le couple a choisi pour cadre de sa photo de mariage le porche de la cathédrale du Mans. Qui servait, ce jour, de décor au tournage d'un épisode de Nicolas Le Floch, commissaire-enquêteur au XVIIIe siècle.
Partie de cache-cache
Après les orties, un carré d'herbe ! direz-vous. Pas que !
Un poule faisane se cache dans ce blé tendre.
La faisane a perfectionné l'art de se dissimuler. Seul un bruissement de feuilles* trahit sa présence.
* Bien qu'on voie distinctement les feuilles frémir, je dois admettre que c'est assez peu audible ici.