Portrait
Elle en passante furtive
laisse les ailes d'un regret
Fertile
Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire – juillet 2010
À bonne chaise, bon cul, prétend le proverbe.
Je me demande soudain si ce proverbe mandchou ne sort pas tout droit de ma fertile imagination.
Feu d'artifice
Ciel bouché, pétards mouillés.
Le feu d'artifice et la révolution sont remis à une date ultérieure.
Coëvrons (53) – 13 juillet 2012
Aujourd'hui une étape de montagne
Passage au point le plus élevé de la forêt de Sillé-le-Guillaume. 292 mètres ! Chacun ses défis ! Arrêt – d'autres diraient station – à la chapelle Notre-Dame de la croix Lamare.
Sur le livre d'or :
« Faites que Hélène avance plus vite en VTT. Priez pour nos deux familles.»
Statuette dans la chapelle
Câlins
Câlins bovins – 2012
« Soit A et B, deux individus en relation. Une conception unilatérale de cette relation ne prendrait en compte que l’influence de A sur B, et non celle de B sur A et impliquerait que le comportement de A est la cause du comportement de B en négligeant l’impact du comportement de B sur celui de A.»* Vous me suivez ?
* Ilios Kotsou, La gestion des conflits interpersonnels dans les organisations comme processus de changement : l’apport du modèle de Palo Alto. Université
catholique de Louvain, 2007
Retour sur un câlin ou affaire de Normand
Mais que vient faire ce déplaisant accent circonflexe sur le a de câlin ? me demandais-je ces jours derniers contemplant
cette parade bovine.
Ce circonflexe, est-ce l's disparu de la forest ? Ou le double a de l'aage, comme pouvait l'écrire Maistre François ? Nenni !
Cheveu tombé dans le pôtâge, il n'apparaît qu'au début du XIXe siècle, selon Alain Rey qui décrit également les glissements de sens – « généralement considéré comme emprunté au normand caliner, dit des animaux qui se reposent à l'ombre pendant les grandes chaleurs »*.
L'Improvisateur français** n'appelle pas le normand, mais l'espagnol :
* Dictionnaire historique de la langue française sous la direction d'Alain Rey, Le Robert.
** L'Improvisateur français, Paris, an XII
S'il pleut
« Jeudi, à deux heures, nettoyage de l’église. Plus on sera nombreux, plus vite ce sera fait. Venez donc avec un balai, une serpillière, des chiffons et de l’encaustique. On aura aussi besoin de quelques jeunes pour sortir et rentrer les chaises. S’il pleut, on remettra ça au lendemain.»*
Torcé-Viviers-en-Charnie – juillet 2012
* Paul Bourigault, Le Café de l'église, éditions Cheminements, 1999
Mon œil
Regard sur l'œuvre de Lizan Freijsen, installée à la chapelle Sainte-Tréphine à Pontivy (l'Art dans les chapelles).
Contre-jour
Chapelle de la Trinité, Cléguérec (56)
« Les femmes aiment d'ordinaire le contre-jour. »*
* Exemple donné à l'article contre-jour du Dictionnaire de l'Académie française, éditions de 1765 et 1835.
Ne bougez plus !
Paysage avec vaches, photographie, 2012
« Il a on dj'vè so l'lèpe.
– Avoir un cheveu sur la lèvre. C'est désagréable ça !
– Awè. Et, po l'fé nn'aler, vos sèrez lès lèpes, stitchîz l'linwe èt... c'e-st-insi qu'on-z-aprind a djouwer dè l'trompète.
– Je retiens le truc, mais je vous laisse l'instrument.
– Oh ! Dj'ènn'a fêt qwand dj'èsteû pus djône.
– Mais je suppose que vous n'avez pas choisi cette expression pour parler de votre passé de musicien.
– Sûr qui nèni. Çoula dit, èlle ègzistêye ossu è français, mins ci n'èst nin so l'lèpe qu'on-z-a on dj'vè, mins so l'linwe.
– Avoir un cheveu sur la langue. En effet.
– Et ça vout dîre ?
– Avoir des difficultés de prononfiafion.
– E walon ossu. Mins, nin seûl'mint pace qu'on-z-a on dèfôt.
– Quoi, en wallon, cela signifie autre chose qu'avoir le parler difficile ?
– Awè. Dè mons, li rézultat èst l'minme, c'èst l'cåse. Djo, c'èst qu'ine saquî a 'n dimêye preune.
– Quelqu'un qui est légèrement ivre.
– Il a on dj'vè so l'lèpe.»*
* Guy Fontaine, Les Mots wallons, tome 7, éditions Dricot, 2001