Tombé du train
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Avec un autoportrait. S'il paraît peu ressemblant à qui trouve que je me ressemble, c'est à cause du changement de lunettes.
* Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos racontent l'événement avec un souci d'authenticité qui les honorent (Le Point).
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Désastre
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Ci-contre, une des bonnes feuilles de ce calepin où l'on voit l'artiste confronté aux incertitudes de son art.
* Cela vaut également pour les lectrices érudites... est-elle besoin de le préciser ! |
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Après lui, le chaos

Homme grand, homme petit : même combat.
L'image du bas – hommage aux affichistes de mai 68 – doit être toute récente. À mon sens, les deux virgules sur le front figurent deux neurones.
Cartes majeures
Les cartes poèmes des éditions Donner à Voir, une belle idée de support pour écrire à ceux qu'on aime. Au percepteur aussi, s'il est de la famille ou si on doit réveiller sa clémence pour une petite négligence dans la déclaration d'impôts.
– L'idée n'est pas neuve, dites-vous, il y a un siècle déjà, les tourlourous écrivaient à leurs promises sur des cartes postales agrémentées de quelques vers : Près de vous tout brille et le ciel s'irise / C'est de votre Amour que mon cœur se grise.
– Pouvons-nous comparer vers de mirliton et poésie authentique, photo compassée et créativité graphique ? Hein ? Je vous le demande.

Les quatre nouvelles cartes sur le site de Donner à Voir.
Ne pas manquer sur la page d'accueil, le poème de Joël Picard, extrait de Duos, le tout dernier recueil paru. On n'est pas étonné que cette sensibilité ait séduit le comité de lecture.
À la rue
Une soixantaine de personnes, dont des enfants et femmes enceintes, ont été évacuées, ce lundi matin, rue du Port-de-l'Ancre, à Angers.
Ouest-France, 6.10.2014
Mexique, novembre 2006 – Photo Michèle
Cette photo a déjà été publiée sur ahoui, avec le court poème suivant :
Sous les cartons
le sans-papiers
Présentez-nous
Salon du livre. Sur la table : État de chaises. Un monsieur prend le recueil en main.
– Je regarde de quoi il retourne... le nom de jeune fille de mon épouse est Chaise...
– Ah oui ? * Présentez-la moi, j'aimerais la connaître...
– Oh mais je ne prête pas ma femme au premier poète venu.**
Ci-contre
Chaise, bout de ferraille sur socle bois et cire de Babybel, hauteur 18 cm.
* C'est tout moi ça !
** Tout n'est pas entièrement faux dans ce billet.
Sens défiguré
Un aperçu de Mon Premier Dictionnaire Arabe - Français - Anglais.*
Brève description de l'image pour qu'on ne se méprenne pas. Au premier plan : une paire de glands, fruits du chêne. En arrière, une petite chose qui s'étire molle et brune : un chemin qui fuit sous les frondaisons**.
L'article donne les traductions en trois langues du mot mis en contexte dans une phrase. Les cochons aiment les glands. On veillera à prendre cette phrase au sens propre.
– Même avec des suidés*** ?
– Même et surtout.
* Éditions Éclairs de Plume, 2012. Ce livre est une belle idée pour de jeunes lecteurs.
** On ne voit pas les frondaisons, mais il serait étonnant qu'il n'y en eût pas.
*** Les fidèles du biloba se souviennent sans doute du cousin babiroussa.
100 000 litres ? J'y crois pas !
Pour que la chose soit confortable, il me faut un arbre. Isolé. Dont je m'écarte d'un large pas, afin de voir, comme Gébé, le monde sans œillères.
Or donc, ce jour-là, j'étais en ville. En ville, je me conforme aux us et coutumes des autochtones. Par respect pour ma mère et l'éducation qu'elle m'a donnée. Je me débraguettais devant un urinoir qui affichait économiser 100 000 litres d'eau potable par an. 100 000 litres ? Je ne me savais pas aussi prodigue et débordant.
Note :
L'objet du délice est un Urimat.
L'Iresuthe
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L'Iresuthe est la revue de l'Anacoluthe. Ça rime à l'uthe. Ça rime à lutte. Lutte pour la défense du livre différent et de la librairie. De celle qui vous fait découvrir de vrais auteurs. L'Iresuthe : 4 numéros par an. Le 47e sort pour la 25e Heure du livre du Mans. Des contributeurs prestigieux : Jean-Claude Valléjo (son édito met salive en bouche), François Valléjo ("élégant et subtil", Fleur et Sang vient de paraître chez Viviane Hamy), James Tanneau (ne pas manquer ses recommandations réfractaires), Patrick Berthelot (pour un soupçon de Prose), Michel Diaz (dont on nous donne des nouvelles), Philippe Bouquet (pour qui la littérature scandinave n'a plus de secret), Thierry Gaudin (passeur – de blues – et illustrateur), Roger Noiseau (qui n'a pas oublié Aloïs Alzheimer), Nicole Ollivier (j'aime ses poèmes courts, en voici un), Renée-Martine Crappier (ci-contre, son dessin pour la couverture)... L'Iresuthe sur la toile, c'est ici : lanacoluthe.free.fr. Large sélection de la revue papier. L'Iresuthe sera à la 25e Heure, sur le stand de la librairie L'Herbe entre les dalles. J'y serai, le samedi, avec l'excellent État de chaises, paru chez Vincent Rougier.
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À l’âge de chèvre-pied
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Coin coin
Poème frappé au coin
Un peu avant l'heure où blanchit la campagne*
le jour et les chiens dorment encore
remontés comme des pendules, les coqs bravent l'écho
et les canards se marrent
– tu la joues pas un peu facile ?
– non, non ! les canards se marrent tôt
* Merci qui ?
image : détail de programme saison culturelle – 2006



