À sec
« La Journée internationale de la paix est observée chaque année, partout dans le monde, le 21 septembre.»
– Y zont pas les infos au siège des Nations unies ? Y lisent pas les journaux ? Y r'gardent pas la télé ?

Lac de Guerlédan, pendant son assec – août 2015
Motif

Couple de figures improbables, 2015, linogravure, 8 exemplaires numérotés sur papier Hahnemühle 300g, 18 x 26,5 cm
Pour l'inspiration : celles et ceux qui suivent ont reconnu le motif montré ici le 13 septembre.
– Il avait pas dit qu'il peindrait ?
– Oui, ben il a gravé. Doit-on s'en plaindre ?
Difficile de rendre à l'écran les nuances du tirage : aplat blanc sur traits de contours en gris de Payne, et non l'inverse, pour un jeu sur la transparence.
Superstition

Je me suis laissé dire que lorsqu'on n'avait plus toute sa tête, il suffisait de toucher cette statuette pour retrouver ses esprits.
– Et ça s'est vérifié ?
Journées
Vous hésitiez sur votre sortie culturelle en cette fin de semaine ?
On annonce à Groutel (hameau de Champfleur) une exposition après la visite de laquelle – Si c'est pas tourné, ça ! – vous saurez tout sur la typographie.

affiche Atelier de Groutel
Respiration
Le Mans – avril 2015
Projet du jour : s'inspirer de cette photo de rue pour un tableau. J'avais déjà une idée pour ce rose violacé qui nuance le fond.
Mais voilà. La dame à la voiture jaune est passée et avec elle, la toute dernière revue Décharge*. Va lire ça en cinq minutes, toi. Un numéro plein comme un œuf que dit l'intro.
Je peindrai demain.
* Sur le net : le sommaire.
En vert et contre rien
Verd, 2015, acrylique sur carton
Petit carton, pour essuyer un excédent de verd.
Et j'écris verd comme Agrippa d'Aubigné dans les Aventures du baron de Fæneste. Il y en a un peu plus, je vous le mets. Pour le plaisir.
« [...] verd naissant, verd gay, verd brun, verd de mer, verd de pré, verd de gris, merde d'oye, jaune paisle, jaune doré, couleur de Judas, de verollé, d'aurore, de serain, escarlatte, rouge-sang-de-beuf, couleur d'eau, couleur d'ormus, argentin, cinge mourant, couleur d'ardoise, gris de ramier, bleud mourant, bleud de la febve, gris argenté, merde d'enfant, couleur de selle à dos, de veuve resjouie, de temps perdu, fiammette, de soulphre, de la faveur, couleur de pain bis, couleur de constipé, couleur de faute de pisser, jus de nature, singe envenimé, ris de guenon, trespassé-revenu, Espagnol mourant, couleur de baize-moi-ma-mignonne, couleur de peché mortel, couleur de crystaline, couleur de bœuf enfumé, de jambons communs, de souleys, de desirs amoureux, de racleurs de cheminée.»
Je suis arrivé chez Agrippa d'Aubigné dont je ne soupçonnais pas la verdeur, en suivant le chemin de Paule Adamy. Comme qui entreprend de mettre de l'ordre dans sa bibliothèque et ne résiste pas à la relecture, Paule Adamy glane de-ci de-là des morceaux de textes dont elle fait le patchwork de son Décousus Recousus (Plein Chant, 2014). À mon goût, un dessert de lire.
Tableau abstrait

Vieille peau – Ste-Suzanne – septembre 2015
La peau du panneau se desquame, montrant l'os.
J'ai forcé un peu sur le rouge* pour accentuer l'effet dramatique. Et si j'avais à recréer l'œuvre en peinture, je soulignerais sans doute les têtes de clous de la même façon.
* Qu'on ne se méprenne pas sur le sens de l'expression !
Si ce n'est pas le début de la gloire !

Sur un étal du bric-à-brac : Sortie d'animots de Jean-Claude Touzeil.
– Je ne vous le prends pas, j'ai le même à la maison.
Ci-contre, un dessin – non retenu – pour Sept dialogues d'ailleurs et d'ici, du même auteur,
accompagné de Patrick Joquel à l'écriture ; Tiphaine et moi aux dessins ; l'épi de seigle et
Gros Textes à l'édition.
Pour qui elle nous prend la pub ?

Jordan a gravé une fleur pour son amoureuse sur le mur de toilettes publiques. Jordan, tu passeras à la postérité si les petits cochons ne te mangent pas.
À propos – sans transition – deux réclames dans l'air du temps :
« Quand on mange du Boursin, on mange du Boursin.»
« Si ce n'est pas un iPhone, ce n'est pas un iPhone.»
Imparable !
« C'est ben vrai ça » aurait dit la Mère Denis, autre vedette de la réclame.
« La publicité nous prend pour des cons, la publicité nous rend cons. » (Hara-Kiri)
« C'est ben vrai ça » aurait ajouté la Mère Denis.
