• Tant va le temps (photo Claude Burneau)

    Poète, conteur, photographe, animateur des éditions Soc et Foc, Claude Burneau est mort le 2 décembre. La poésie perd un de ses plus ardents défenseurs.
    Pendant l'année 2012, Claude Burneau a nourri quotidiennement un blog de ses écrits ciselés qu'il accompagnait d'une photo prise le matin même au bout de son jardin.

    Le billet du 31 décembre se concluait par ces mots : « Tant va le temps qu'à la fin... »

    Tant va le temps, Claude.

     

    Ci-contre, l'image du 16 novembre 2012.


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  • Expo AlençonL'atelier de Groutel investit dans la banque. Ou plutôt investit la banque. Exposition Typoésie dans les locaux du Crédit mutuel d'Alençon*.
    Dès l'accueil, une suite de panneaux ne cache rien de la typographie (Demain, promis, on enlève le bas de casse).
    Des œuvres (dont deux ou trois authentiques chefs) d'artistes contemporains. Dans l'ordre de mérite alphabétique, Pascal Juhel et son univers de Pignons, Thierry Gaudin et ses linogravures qui chantent le Blues, Yves Barré avec des objets blistérieux dont c'est la première sortie en public.
    En vitrine, une belle installation des productions de l'atelier – livres et cartes postales.
    Et, on ne pourrait la manquer, une presse d'époque (on ne dit pas laquelle) en fonte (de celle qui soulève les foules).
    Si ça ne mérite pas un détournement !

    Sur la photo, Jacques Renou serre la vis de la vitrine.

     

     

    * 6 rue St-Blaise, à Alençon. Jusqu'au 30 janvier. Du mardi au samedi (horaires ici).


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  • Pour toi

     

    « Pour toi, je suis vivante »

    Cette enfant de huit ans écrivait en peu de mots la violence à laquelle elle était confrontée. À la sortie de l'imprimante, son propos lui parut alors si fort qu'elle froissait la feuille avant de la jeter dans la corbeille. Je l'ai récupérée. Depuis près de vingt ans, elle est affichée sur un mur de l'atelier. Le dessin a fini par s'estomper.

    Hors de son contexte, cette simple phrase met des mots sur le sentiment qui m'habite en ces jours dramatiques.

    Pour les victimes des attentats, pour ne pas les oublier, nous sommes vivants.
    Contre les terroristes, contre les pensées morbides qui les meuvent, nous sommes vivants.

     


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  • Voici le tout dernier Pli urgent des éditions Vincent Rougier. On ne me voudra pas d'avoir commis les illustrations.

    Je peux dédicacer votre exemplaire si vous le souhaitez (écrire à ahoui@laposte.net).

     

    Aphorismes


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  • Ambroise Paré lisait trop d'illustrés. Ou il prenait des herbes.

    Il est plus que temps de manger de la mortadelle et d'apprendre à différencier l'homme du cochon.

    Ambroise

    « L'estomac de l'homme et celui du cochon n'ont aucune ressemblance : dans l'homme, ce viscère a la forme d'une cornemuse, dans le cochon il est globuleux ; dans l'homme, le foie est divisé en trois lobes ; dans le cochon, il est divisé en quatre ; dans l'homme, la rate est courte et ramassée ; dans le cochon, elle est longue et plate ; dans l'homme, le canal intestinal égale sept à huit fois la longueur du corps ; dans le cochon, il égale quinze à dix-huit fois la même longueur. [...]
    J'ajouterai, pour la satisfaction des savants et des beaux-esprits, que le volume de son cerveau est aussi beaucoup moins considérable ; ce qui prouve que ses facultés intellectuelles sont fort inférieures à celles de nos académiciens.»*


    * J.-B. Salgues, Des erreurs et des préjugés répandus dans les diverses classes de la société. 1823-1830


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  • Lebasque

    Les chambres de cet hôpital sont décorées de reproductions de tableaux de maîtres. On, que le dénigrement n'effarouche pas, me souffle que la Seita a financé l'opération et donne pour preuve ce tableau de Lebasque : La Cigarette.

    Pour n'être pas encouragé à pétuner et préserver cœur, artères et poumons, j'ai demandé qu'on échange ce tableau contre cet autre ci-dessous.
    Comme ces verts sont vivifiants !

    Lebasque

    Henri Lebasque –  La cigarette. L'homme au puits. Nu sur un divan.


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  • Une manifestation qui met le livre au centre de la cité, qui irait s'en plaindre ? Qui s'intéresse aux écrits de cultures méconnues, là encore, qui irait se plaindre ? Mais que sur l'affiche, on oppose à toutes ces bonnes figures en habit folklorique, emplumés pour certains – les drôles –, un quidam en chemise rouge d'une contrée indéterminée, je dis non. Traitons l'ensemble des autochtones sur un pied d'égalité. Et que chacun reconnaisse les siens.

    25 e   25 e bis

    Sources iconographiques : affiche 25e du livre du Mans ; archétype du Français : deguisement-magic.com


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