• Rhume

     

    Il a fallu un rhume des foins pour qu'en 1929, un directeur de recherche de Kimberly-Clark* choisisse de se démorver dans une serviette de démaquillage plutôt que dans le mouchoir de Cholet brodé à son chiffre.
    Le mouchoir papier inventé, ne restait plus qu'à soigner le packaging. Avec opercule détachable (ci-contre) qui, retiré selon les pointillés, libère la provision de carrés de cellulose.
    Que vaut donc à ce déchet de carton sa célébrité soudaine – la mise en ligne sur le blog ahoui ?
    On y lit, document inestimable, le manuscrit original du dernier poème de S'occupe des filles, édité par l'Atelier de Groutel, en 2011.

    Yves Barré

    * source : Kleenex®


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  • Yves Barré

     

    Comment pourrais-je ne pas partager cette note* de Jean-Pierre Georges :

    – Qu'emporterais-tu sur l'île déserte ?
    – Un arbre.

     

    * C'est ainsi que l'auteur nomme les moments de pure poésie qu'il donne dans  Pauvre h., éditions Tarabuste, 2021.
    Sur le site de la revue Décharge
    (I.D. 930, Claude Vercey: une belle invitation à lire Pauvre h.

    Ci-contre : Étude pour un arbre, février 20

     


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  • Yves BarréÀ l'ami qui m'a prêté L'Anomalie, d'Hervé Le Tellier, je souhaite faire découvrir une autre facette du romancier et extrais de mes rayonnages Les amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable (Castor astral).
    Dans ce livre, plusieurs marque-pages continuent à remplir leur mission*. Je n'ai pas le marque-page luxueux ! Je le puise le plus souvent dans l'environnement proche. Les deux montrés ci-contre devaient être des notes pour un poème sacrifié sur l'autel du bon goût.
    Quelle idée ! Reconstituée (débrouillez-vous), voilà une poésie qui ferait la pige à ces Poèmes nuls décomplexés de l'excellent Le Poète.**

    Poèmes nuls

     

    * page 64, « Je pense que les oiseaux rêvent de posséder des mains.»
      page 77, « Je pense que les petites filles ont raison : la poésie, c'est quand ça revient à la ligne.»
    ** Vraisemblablement un pseudonyme. Lire la note de lecture d'Alain Kewes.


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  • Yves Barré

    éditions Gros Textes
    Yves Barré
    Pas tout à fait mais presque
    quasi-poèmes

    Ce que dit Sainte-Beuve des quasi-poèmes qu'il n'a vrai­semblablement pas lus :
    «
    Ce ne sont que vers prosaïques, abstraits, sans richesse et sans curiosité de forme ; à peine quelques-uns de bons et coulants qu'on ne trouvera guère que passables.»

    On sent le critique aigri. N'empêche qu'on y peut lire ceci, tout en octosyllabes et rimes au bout des vers* :

    Poème dû pour un quart à Victor Hugo

    Le geste auguste du semeur ?
    Tu parles ! Cul sur le tracteur,
    Rire et Chansons à l'écouteur...
    J'voudrais finir avant six heures.


    Vers extrait de Saison des semailles. Le soir, in Les Chansons des rues et des bois.

    * Bon d'accord, c'est le seul. Mais il y en a plus de 110 autres pour faire du bien par où ça passe : corps, cœur, cerveau et autre organe du jouir, comme disait Louis Dubost à propos du précédent recueil.

     

    90 pages au format 10 x 15 cm,
    7 € (+ 3,50 € de forfait port – quel que soit le nombre d’exemplaires commandés)

    chez l'auteur, Yves Barré, La Turpinière, 72240 St-Symphorien. Dédicace possible.
    ou chez l'éditeur Gros Textes

     


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  • Alain Boudet présente son prochain recueil de poésie.

    Petites bricoles sans protocole


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  • Il ne va pas attendre l'équinoxe à venir, non, il ne va pas l'attendre, le tout prochain recueil de poèmes de Jacqueline HELD, en souscription auprès des éditions Gros Textes.. Sortie annoncée pour le début novembre.

    Gros Textes

    Yves Barré

     ISBN : 978-2-35082-426-0
    40 pages couleur au format 14 x 20 cm,
    8 € (+ 3 € de forfait port – quel que soit le nombre d’exemplaires commandés)
    Commande à
    Gros Textes
    Fontfourane
    05380 Châteauroux-les-Alpes
    (Chèques à l’ordre de Gros Textes)

     


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  • Yves Barré

     

    Dos, juin 1999, acrylique et collage sur toile, 41 x 33 cm


    Un dos. Mon dos.

    « Ouais, écrire, tu sais faire, ce qui t'empêche pas
       d'éprouver de bons sentiments. Tout bien pesé,
       t'as pas de colonne vertébrale [...] »

    L'image et ces quelques vers de Benno Barnard s'éclairent mutuellement.
    Remise dans son contexte, la citation a cependant tout autre sens. On retrouvera dans Le Service de mariage, la poésie drue, crue, nerveuse* de ce poète néerlandais.

     

    * 4e de couverture du recueil de Benno Barnard, Le Service de mariage, Le Castor astral, 2019


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