• Paysage qui n'en finit pas

    Paysage qui n'en finit pas
    2017, acrylique sur toile, 100 x 81 cm

    Ou comment ajouter à la notion d'espace, la notion de temps.

    Et temps qui n'en finit pas dure longtemps.
    À propos, longtemps, long-temps s'est écrit avec un trait d'union.
         Partez, cohortes étrangères !
         Souvenez-vous de nos malheurs :
         Assez long-temps de vos bannières
         Nos remparts ont vu les couleurs.*
    Il y a plus longtemps encore, long et temps étaient autonomes.
         Comme fortune perverse
         M'ait esté long temps adverse.**

    Toute cette digression pour dire que la toile ne s'est pas faite en un jour.

     

     

    * Couplets faits à l'occasion de la fête donnée aux dames, du 4me bataillon, XIme légion, le 12 décembre 1818, pour célébrer le départ des alliés
    **Christine de Pisan
    Sources : gallica.bnf.fr


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  • Paysage rouge
    Paysage rouge
    , 2017, acrylique sur toile, triptyque, 40x 90 cm

    Comme quoi, tout n'est pas rose dans la vie.


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  • Paysage vers 3 heuresÀ son retour d'Allemagne – séjour de mal gré –, mon grand-père parlait polonais. Enfin... un peu... un tout petit peu... il avait appris à demander l'heure. Ce qui donnait, de mémoire, taraboudsina. Prononciation très approximative pour która godzina ? 
    Cela lui a-t-il vraiment été utile ?
    Pour l'heure, la toile ci-contre ne l'aurait pas davantage renseigné.

    Paysage vers 3 heures
    2017, acrylique sur toile, 46 x 38 cm


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  • Paysage rouge un peu

    Paysage rouge un peu
    2017, acrylique sur toile, 100 x 81 cm

     

    Il y a, au bord de notre confort, une déchirure.
    Au bord de notre confort, une tache rouge qu'on s'efforce d'oublier ou, à défaut, de minimiser.


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  • Têtard 

     En pays de bocage, la haie était une ressource que le paysan savait préserver*. Les arbres étaient conduits en têtards, arbres courts de tronc, dont les branches coupées tous les 8-12 ans fournissaient le bois de chauffage. Parfois, pour de vieux chênes, on conservait une branche – tire-sève –  qui facilitait la reprise de la pousse.**

    L'arbre ci-contre tient du têtard. Il donne l'impression de se protéger de la bise venue de l'ouest.

    En bonus, sorti d'oubli :

    La branche tire-sève du têtard
    signale le chemin de ta maison
    autre gland autre sève à tirer

     

     

    * Aujourd'hui, le paysan descend dans la rue pour qu'on ne le prive pas de son poison. Un documentaire : le Roundup face à ses juges
    ** Tout sur la conduite de l'arbre têtard ici.

    Têtard, 2017, acrylique sur toile, 100 x 81 cm

     


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  • Il y a du soleil dans ma rueD'une toile précédente (ci-dessous), je n'ai gardé que le soleil dans l'angle haut. Cette image du soleil, empruntée à Yaël alors qu'il était en maternelle, fait depuis partie de mon petit vocabulaire graphique.
    Compte tenu des éléments reconnaissables, j'aurais pu en changer le titre pour Composition, mais je trouve qu'il subsiste un peu de cet air indécis que donne le soleil.

     

    Il y a du soleil dans ma rue,
    2008-2017, acrylique sur toile, 100 x 81 cm

     

    Il y a du soleil dans ma rue (2008)


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  • Paysage aux pas perdus
    Paysage aux pas perdus, 2017, acrylique sur toile, 100 x 81 cm (détail)

    Pour rebondir sur ses pieds et sur le titre du tableau, dans Les Pas perdus, André Breton écrit :
    « On sait maintenant que la poésie doit mener quelque part.» Et plus loin :
    « L'encre et le papier savent seuls tenir l'imagination en éveil.»*

     

    * André Breton, Les Pas perdus, 1924. Les deux citations dans un passage consacré aux  Chants de Maldoror.


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