• Aimantin

    Où l'on voit (sic) que le pénis n'est pas un os.

     

    D'un passage sur les ramblas de Barcelone, on* me rapporte ce magnet**.

    Si je suis un bon coup ? Ce n'est pas à moi d'en juger, sauf quand je prête main à Onan.

     

     

    * On, je t'embrasse

    ** On ne sait pas que la porte de mon frigo est en bois de chêne !


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  • Soleil - Patrick Salètes

    Photo Patrick Salètes

     

    L'horizon est ce simple instant

    qui attend que le soleil s'y invente.

     

    Oncle Pa

     

     

    Notes

    Quand Oncle Pa fête son anniversaire, il invite un ami photographe et fait lui-même les cadeaux.

    Le titre du billet emprunte à la chanson Le Monument aux oiseaux de François Béranger.


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  • Pour le plaisir de Lily et des gourmets

     

    Après la publication des poèmes d'enfants "Dans ma poche...", Yannick m'a adressé deux contes courts, oubliés eux aussi, au fond d'une poche. En voici un.

     

    Il en a sous la casquette !


    Maman disait tout le temps :
    Mon fils, sous sa casquette, il y a une grotte, dans la grotte, une église, dans l'église, du vin blanc, dans le vin blanc, une messe...
    – Non, non, non ! disait le garçon.
    Papa disait tout le temps :
    Mon fils, il en a sous la casquette ! Sous sa casquette, il y a une grenade, dans la grenade, une voiture, dans la voiture, un bazooka, dans le bazooka, un portable...
    – Non, non, non ! disait le garçon.
    Il en a sous la casquette Son frère disait tout le temps :
    Mon frère, il en a sous la casquette ! Sous sa casquette, il y a un avion, dans l'avion, une balançoire, sur la balançoire, une girafe, sur la girafe, un gyrophare...
    – Non, non, non ! disait le garçon.
    Sa soeur disait tout le temps :
    Mon frère, il en a sous la casquette ! Sous sa casquette, il y a un coffre à bijoux, dans le coffre à bijoux, une coccinelle, dans la coccinelle, un parapluie, sous le parapluie, le paradis
    – Non, non, non ! disait le garçon.
    Mais alors, dis nous ce qu'il y a sous ta casquette ?
    – Cela ne vous regarde pas ! a dit le garçon.
    Il a boudé et chacun est retourné dans son coin.
    Plus tard, il a chuchoté tout bas :
    Sous ma casquette, il y a des fleurs secrètes, mon amour qui prend son bain, des violons qui trinquent avec des trompettes, de la baratine barbe à papa, des glissades de pirouettes en chocolat, des paysages-virages plein d'aventures et tout au fond, tout au fond, tout en bas, un petit rat qui dort et qui ronfle un peu...

     

    Yannick Lefeuvre


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  • condamnation0.jpg

     

    Condamnation

    Nom : Belaïd
    Prénom : Chokri

    Né le … décédé le 6 février 2013…
    Non, mille et une excuses…
    ... Assassiné le 25 Rabi'ou Al-Awwal 1434

    ربيع الأول الأربعاء


    Trois hommes tapis dans l’ombre
    Trois hommes et un autre.
    Chokri, l’élu
    ainsi nommé par père et mère,
       la tradition et l’envie qu’il vive...
    tombe
      crâne fracassé..

    Quand est tué un homme à la tête,
     c’est son esprit qui est visé,
    anéanti.
     
    aucune Révolution n’a qu’une tête

    Pourtant, Chokri Belaïd
    n’avait, comme arme,
     que ses combats
    faisant face
       aux trois hommes couverts
     de cette ombre criminelle.

    La Révolution n’a pas besoin de martyrs.
    La Mort insulte la volonté de ceux qui désirent
        que tout change.
    Elle est répugnante.

    Nom : Belaïd
    Prénom : Chokri
    Dans les rues de Tunis
    marchent quelques hommes d’hier,
    des hommes de mains…
    le pistolet au poing.

    Dans les Palais des pouvoirs, certains l’ignorent.


    Oncle Pa

     


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  • Je m'étonnais du long silence de Jean (l'astuce) Bertrand. Voici qu'il m'écrit.

     

    « Une oreille discrète me renseigne que, récemment vous auriez déploré que je, moi, Jean Bertrand, dit l’astucieux, aurait boudé le paysage de votre site aux futilités consacré.

    Excusez-moi, Monsieur Yves ! Mais je n’ai pas que cela à faire !

    Je cogite et invente, pendant que vous devisez et poétisez à foison.

     

    Une courgette de Jean (l'astuce) Bertrand

    Photo X

     

    Après avoir tenté de modifier l’espèce animale, tristes expériences, dont les bestes sont restées incapables d’en saisir le propre intérêt, c’est à la flore que j’ai décidé de consacrer le dernier siècle de mes expériences…

    En l’occurrence, fort de tant de temps passé à mirer la reproduction des insectes et des oiseaux, j’avais noté que les plantes manquaient d’outils adéquats pour mieux se reproduire.

    J’ai dû, aussi, admettre que je n’avais pas suffisamment mis de moi-même dans cette quête.

    Alors, mêlant des graines de piment et ma propre semence, dont plus personne n’avait utilité, je les ai mélangées, incubées et produites...

    Le résultat a fière allure, n’est-il pas ?

    Actuellement, je travaille sur un mélange harmonieux qui verra le pomme et la rose se marier. Ce pourrait être un nouveau programme socialement libéral.»

     

    Jean Bertrand dit l’astucieux

     

    Note pour Laurent et quelques lecteurs ou lectrices qui auraient manqué le début du film : Hé oui ! (soupir)


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  • Oncle Pa nous gratifiait hier d'un fort joli mot dont il a fallu chercher la définition. On a beau être gens de culture, c'est pas tous les jours qu'on cause avec mot aussi précis, aussi précieux.

    La transparence du verre, dit Robert qui sur le coup est imprécis et devrait compléter sa définition : la transparence du verre transparent. Car on connaît des verres opaques, des verres fumés...

     

    Pour décorer et faire joli – à supposer qu'on puisse montrer la transparence –, une réclame pour la parfumerie Hyaline, dans le Monde illustré – pas le numéro du 17 août 1918, avec les portraits en pied de Pétain et Foch, mais celui du 5 octobre 1918, avec la photographie du général Franchet d'Espérey, dont il serait bon qu'une fois, on évoquât le sort.

     

    Pharmacie Hyaline

    De cette chose en tissu, qui cache si peu Madame Glycomiel, peut-on dire qu'elle est hyaline ?

     

     

    Source illustration : gallica.bnf.fr


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  • Pourquoi certaines images trouvent-elles un écho tel chez qui les regarde ? Cette Petite bleue avait brillamment inspiré Yannick, voici qu'à son tour, un poète s'en empare.

     

    Petite bleue  
    Marcher en mer

    Je n'y vois que des bleus
    et... quelques voiles
    hyalines
    posées là
    à fleur de vagues.
    Le sel me mange les lèvres.
    Les doigts
    tendent les cordes
    usées
    bout à bout.
    Le vent,
    mes mains
    demain, tout à l'heure,
    sur tes flancs...
    je suis de retour.
    J'ai avalé tous les océans
    et t'en dirai les colères.

    Oncle Pa

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