• Yves Barré

    À force d'avoir n° 25
    2020, crayons sur papier kraft, A4

     

    Si, dans La Fiancée du cheikh*, Carol Marinelli avait écrit : « il plongea ses mains dans ses cheveux », plutôt que « il plongea ses mains dans ses cheveux », permutant par inattention, les deux adjectifs possessifs, elle aurait semé le désarroi chez ses lecteurs.

     

    * Harlequin, 2010

    Note :
    Chercher un lien entre l'image et le commentaire serait peine perdue.

     


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  • Yves Barré

    À force d'avoir n° 36, 12.05.20, acrylique sur toile, 20 x 20 cm

    L'à venir de cet homme n'est pas rose. Ne m'en faites pas reproche : j'étais juste là quand la chose allait arriver.

     


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  • Yves Barré

    « La poésie affectionne particulièrement certains termes ; par exemple char, coursier, guerrier, nautonier sont des termes plus poétiques que voiture, cheval, soldat, marin, qui ont la même signification. Cette règle souffre toutefois de nombreuses exceptions. Dans les sujets simples et familiers, par exemple, le mot vulgaire doit souvent être préféré au synonyme qui sentirait un peu l'emphase ou la recherche.
    La Fontaine a dit :
       " Dans un chemin montant ...
       " Six forts chevaux tiraient un coche."
    Un mauvais poète aurait dit peut-être :
       " Six forts coursiers tiraient un char." »*

    Et la pomme dans tout ça ?

     

     

    * Revue pédagogique de l'enseignement rationnel, 1853

    À force d'avoir n° 20, 2020, crayons sur papier kraft, A4


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  • Yves Barré
    En marge 79, 2020, pastels à l'huile sur papier, 20 x 20 cm

     


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  • Yves Barré
    En marge 34, 2020, pastels à l'huile sur papier, 20 x 20 cm

     

    La vie pourrait tout aussi bien tenir à deux fils.*

    * Pas plus que précédemment, le commentaire n'éclaire l'image.


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  • Yves Barré
    En marge 56, 2020, pastels à l'huile sur papier, 20 x 20 cm

     

    Ci-dessus : une image. Tout en bas, qui a profité d'un appel d'air pour s'inscrire sur l'écran, un quasi-poème.
    Il voit là, le quasi-poème, une fin de saison, tout en tourbillons de feuilles, quand l'auteur du dessin, avec ce personnage qui ouvre sa poitrine sur une feuille jaunissante, pensait davantage au nénuphar qui ronge le poumon de Chloé dans l'Écume des jours.

     

                   Temps de saison

    Oh ! l'automne l'automne a fait mourir l'été
    – Poète... va !

     


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  • Chevales qui pleurent

     

    Chevales qui pleurent
    2020, crayons sur papier kraft, A4

     

    Sans vergogne, j'emprunte à Jean-Pierre Verheggen, sa graphie de l'equus caballus.*

            Uh ! La Musique ! Hue, avec la Chevale !
            Dia A dada et bossa-Nova d'vinaigre.**

     

    * Ce latin est d'un chic !
    ** du poème Chevale, dans La Grande Mitraque, Fagne, 1968

     


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